François Chaignaud, performance chez Natalie Seroussi, Film © Éric Patou
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Récital — Musée de l’Orangerie

Dans l’ellipse de la salle des Nymphéas, suggérant un infini miroitant autant que la courbe d’un écrin, François Chaignaud propose un programme de courtes pièces, renouant avec la tradition du récital – qui a joué un rôle majeur dans l’avènement d’une modernité chorégraphique au XXe siècle. À partir d’un répertoire contemporain de l’ondoiement contemplatif des Nymphéas, il imagine un récital autour de l’œuvre d’Isadora Duncan, qu’il étudie auprès d’Elisabeth Schwartz depuis 2015.

 

« À travers ce récital miniature, apparaissent l’étrangeté, la multitude et l’actualité paradoxale de ces corps sculptés par Isadora Duncan dans le premier tiers du XXe siècle. Créées dans un monde en proie à des mutations inédites, à la fois effrayant et fascinant, ces danses témoignent d’un désir puissant de reconquérir une intensité propre, qui semble se trouver déchirée entre la nostalgie d’un monde disparu, l’illusion du retour à un état de nature fantasmé, le goût du voyage et de la contemplation, et l’affirmation de la puissance sensuelle d’un corps anémié par le spleen et la vie moderne… Plonger dans ces danses insaisissables est pour moi autant l’étude d’un répertoire et d’une histoire (et de la façon dont les formes chorégraphiques et expressives adoptées par Isadora Duncan exsudent une époque, un lieu, un paysage mental, poétique, et idéologique), qu’une interrogation salutaire, adressée à notre façon contemporaine de créer et de danser. Isadora Duncan éblouit nos angles morts. »

François Chaignaud

 


ÉQUIPE DE CRÉATION

François Chaignaud : chorégraphie, danse, chant
Adriano Spampanato : piano

 

Administration, production : Musée de l’Orangerie, Vlovajob Pru